Une approche systémique en réponse à l’échec scolaire

Le Programme de réussite éducative (PRE), piloté par la Caisse des écoles, permet de soutenir les enfants en difficulté dans le cadre d’une prise en charge à la fois globale et ciblée.

Quand bien même dans les faits elles sont essentiellement repérées à l’école, les difficultés d’apprentissage rencontrées par un enfant n’impliquent pas forcément « une réponse scolaire ». C’est en substance le postulat sur lequel s’appuie le Programme de réussite éducative (PRE), selon Nathalie Cantèle qui en est la coordinatrice (en photo). Il s’agit donc, explique cette éducatrice spécialisée de métier, d’identifier le problème correspondant à ce qu’elle appelle « le symptôme ». Et c’est précisément à partir de « ce diagnostic » qu’un suivi adapté pourra être mis en place, mais uniquement avec l’adhésion des parents. Et pour cause, l’accompagnement nécessaire peut aussi bien consister en un soutien à la fonction parentale que relever du champ médico-social. Ce qui n’exclut pas un appui scolaire ajusté.

Un réseau de partenaires Si de l’avis de Nora Boujemaoui – Kabache, responsable du service municipal de Coordination des dispositifs éducatifs et sociaux, le PRE offre « un schéma de prise en charge des plus pertinents », c’est parce que « l’enfant est au cœur du système ». L’action financée par l’État au titre des Quartiers en politique de la ville (QPV) – elle s’adresse plus particulièrement aux populations défavorisées -, est pilotée par la Caisse des écoles. Chaque année, un appel à projet est lancé pour tisser un réseau recouvrant les différentes problématiques. L’APEA, l’Avef, Femmes dans la cité, Nouvel Horizon, le Foyer Wallon-Berthe, l’Amiq, Univers Cité, Resodys et En Chemin sont ainsi des associations partenaires du programme. Renforcée l’an dernier, l’équipe opérationnelle est formée de trois intervenants, dont Nathalie Cantèle qui souligne : « Nous n’avons pas l’étiquette de travailleur social, nous ne sommes pas l’école non plus, nous devenons simplement des aidants. » Isabelle Renier, adjointe déléguée à l’éducation, également en charge du programme en tant que vice-présidente de la Caisse des écoles, évoque un « dispositif qui aujourd’hui a fait ses preuves », et dont l’intérêt réside dans « la prise en compte globale de la situation de l’enfant ». Près de deux cents petits Seynois bénéficient de cette action chaque année.

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