Tribune de Les Républicains – UDI

Le vote du budget communal a montré que les recettes de la ville étaient en baisse. Nous pouvons logiquement nous poser la question d’une plus grande paupérisation de la population seynoise puisque les recettes des impôts locaux concernent chaque année un peu moins de monde. Avec l’élection de Monsieur Macron à la présidence de la République, c’est une grande réforme de la taxe d’habitation qui a été promise. 80% des citoyens les moins riches ne paieront plus cet impôt ! Nous avons demandé au maire de nous faire dès que possible une simulation du manque à gagner pour notre budget communal dont on nous dit – promesses, promesses – qu’il sera compensé pour un temps par une dotation d’Etat. Si le principe de la suppression de cet impôt – trop élevé à la Seyne – est une bonne chose pour le pouvoir d’achat des ménages, il ne faut pas que le manque à gagner budgétaire soit reporté d’une quelconque manière sur les 20% qui vont continuer à payer et qui sont déjà imposés avec des taux extravagants. On paye à la Seyne une taxe d’habitation deux fois plus importante qu’à la Garde ou à Ollioules ! Le maire doit au plus vite rassurer les contribuables seynois déjà surtaxés en s’engageant à ne pas les augmenter au risque de les voir déserter notre ville. Enfin, la grande réforme à venir est celle d’une uniformisation de l’impôt local sur l’ensemble de la Métropole. Les élus de l’opposition qui vont y siéger – Jean-Pierre Colin et Nathalie Bicais – seront très impliqués dans ce débat qui sera l’aboutissement d’une réforme permettant à l’ensemble de ce bassin de vie toulonnais de supporter d’une manière harmonieuse les charges des populations défavorisées que nous portons bien seuls pour l’instant.