Tribune de Les Républicains – UDI

A l’heure où le Président de la République visite les banlieues en essayant de trouver des solutions à ces quartiers qui n’ont pas intégré réellement les villes, se pose le problème de la réhabilitation urbaine au sens général du terme. A La Seyne, il n’est pas rare d’entendre parler des quartiers faisant l’objet de la politique de la ville comme prioritaires. Pourtant, c’est bien le centre historique qui ne joue plus son rôle de moteur et d’intégrateur, à cause de sa dégradation lente mais continue, de la fuite des services municipaux d’abord, du déplacement des services de santé ensuite, de la fermeture des commerces enfin. Si tous les centres villes connaissent une dégradation, celui de La Seyne présente un atout considérable qui est son positionnement au bord de la mer. Dans ces conditions, comment ne pas réussir à profiter d’un attrait touristique lié aux croisiéristes qui débarquent régulièrement dans la ville, ou de l’attrait historique de ses longues ruelles et de son marché provençal, en grande difficulté aujourd’hui. Nous regrettons de voir des grandes études comme celle d’EPARECA, financées par l’argent public relayer un discours fataliste et désespérant : le centre ancien est mort ! Ce n’est pas à Paris que ça se joue, mais bien ici, avec un besoin de rendre au centre historique des abords entretenus et des espaces propres. Le marché, dernier espace de convivialité est à soutenir. A La Seyne, les quartiers nord ne sont pas des banlieues mais bien une partie de la ville. Il est temps d’agir sur le centre-ville, pour qu’il redevienne le centre d’un équilibre entre le Nord, le Sud et l’Ouest de la ville.