Allan Gravier : thérapeute de l ‘ovalie

 Le rugbyman Allan Gravier n’est pas du genre à passer inaperçu. Il faut dire qu’en culminant à deux mètres de hauteur et en affichant 112 kilos sur la balance, il est difficile de le manquer.

Pourtant les aficionados du rugby seynois ne l’ont pas beaucoup vu sur le terrain. La faute à une grave blessure au genou en avril 2016 lors d’un match de PROD2 avec Bayonne qui l’a tenu éloigné huit mois des terrains et précipité son retour à La Seyne, là où il a été formé. Une période difficile à appréhender pour un jeune homme de 24 ans qui a passé un mois au Centre Européen de Rééducation du Sportif à Cap Breton (Landes). Là-bas, il rencontre le Docteur Blaise, qui venait mettre en test des machines capables d’appliquer de nouveaux traitements par résonance magnétique nucléaire. « Cette thérapie repose sur des machines soignant les maladies musculo-squelettiques (arthrose, ostéoporose, déchirures, tendinites chroniques) tout en activant la régénération des cellules pour différents tissus du corps humain (os, cartilage, muscle, etc.). Elles permettent de diminuer la douleur et/ou de la faire disparaître. Les effets ont été immédiats sur moi. A la suite de ce traitement, j’ai gardé contact avec M. Blaise. Je me suis rendu à Sarreguemines (Moselle) dans le premier centre installé en France afin d’y effectuer des soins. Bien que ce procédé ne soit pas connu, j’y ai vu une opportunité exceptionnelle ». Son début de carrière professionnelle mis de côté, il a l’idée de créer un centre à La Seyne-sur-Mer, au sein de l’Espace Santé 3. Après une étude précise, son père Jean-Marc, lui aussi ancien joueur de l’USS, et son collaborateur Sébastien Duchenne, soutiennent Allan afin de créer le centre Jouvence Thérapy. « Cette nouvelle thérapie est un complément à la médecine française traditionnelle. Elle a déjà fait ses preuves dans 28 pays, dont l’Allemagne qui a adopté ce procédé voilà 15 ans. Plus de 1 000 machines sont répertoriées dans le pays. Ma compagne, Marine Fiocco, qui m’a été précieuse durant ma convalescence, fait aussi partie du projet. Elle s’occupera de l’accueil des clients et les installera sur la machine ». Deux médecins référents formés au processus de la machine les accompagneront pour le suivi des patients et les décisions du traitement à suivre. L’essai ne demande plus qu’à être transformé…

Sébastien Nicolas