Rugby : clap de fin pour Capdeillayre

Victime d’une grave blessure, l’emblématique capitaine seynois est contraint d’arrêter sa carrière de joueur. Mais il devient le nouvel entraîneur des avants de l’USS.

C’est une page qui se tourne dans le manuscrit plus que centenaire de l’Union Sportive Seynoise. Plusieurs même, tant Julien Capdeillayre a marqué au fer rouge son passage dans ce club. L’histoire d’amour a débuté à l’école de rugby à la fin des années 80 pour se terminer trente ans plus tard en fédérale 1. Mais il aurait préféré terminer autrement que sur une blessure.Une sacrée blessure d’ailleurs, puisqu’il lui est désormais interdit de pratiquer le rugby. La faute à une lésion neurologique contractée lors d’un choc face à Nîmes, qui l’a obligé à stopper sa carrière au mois de février. Un crève-coeur pour le capitaine émérite de ce club dont il porte le brassard depuis 2007, et qu’il a si bien représenté avec l’équipe de France amateur, la sélection Côte d’Azur et même les Barbarians français. Il est d’ailleurs l’unique joueur amateur de l’histoire à avoir endossé la prestigieuse tunique des Babaas face à la Namibie au stade Mayol (notre photo). L’histoire retiendra son dernier match le 18 février dernier face aux Gardois. Par une victoire (16-8) au terme d’un match XXL avec le numéro 8 dans le dos qu’il a si bien porté après avoir débuté en deuxième ligne, puis au poste de trois-quarts centre durant ces deux années toulonnaises en Top 14 et PROD2 en 2005 et 2006.
Un vibrant hommage lui a été rendu lors du dernier match de la phase régulière contre Villeurbanne au stade Marquet. Il était accompagné de son ami Frédéric Arniaud, avec lequel il formera le duo d’entraîneurs la saison prochaine. Au côté du manager Martial Cottin, Julien aura en charge les avants et Frédéric les trois-quarts. Une nouvelle aventure qui, souhaitons-le, sera couronnée d’autant de succès.

Sébastien Nicolas

 

Ses meilleurs souvenirs

–         «  Ma première saison en senior au côté des Collin, Paris, Hémery, Ory, Mourgues, Mendy et consorts m’a marquée à vie. J’avais 18 ans et ils m’ont tout appris des valeurs seynoises. Ce sont eux qui m’ont donné l’envie de toujours rester là. De grands messieurs ».

–         «  Les quatre jours que j’ai partagés avec la sélection des Barbarians, ça reste un souvenir énorme. J’avais Laporte, Mignoni et Landreau comme entraîneurs et j’ai côtoyé des joueurs de très haut niveau. Fabuleux ».

–         «  Le titre avec le Comité azuréen au Stade de France, avec de nombreux amis dans l’équipe, ça reste génial. De voir Henri Mondino et tous les dirigeants aussi radieux au moment de la remise des trophées, ça ne s’oublie pas ».

–          «  Je pense avoir réalisé le plus gros match de ma carrière à l’Aviva Stadium avec l’équipe de France amateur face à l’Irlande. Ce jour-là, j’ai réussi tout ce que j’ai entrepris ». C’était incroyable. Je marchais sur l’eau. Une sensation unique dans un stade mythique ».