Rentrée scolaire 2017 : regroupements en vue

Les services de la Ville étudient avec l’Education nationale des regroupements d’écoles. Au- delà des économies réalisées, les établissements hôtes, équipés de réfectoires et de centres aérés périscolaires, fourniront tout sur place aux élèves.

« Si La Seyne gagne des habitants, elle a tendance à perdre des écoliers ». Partant de ce constat, les services municipaux travaillent depuis juin 2016 à une meilleure répartition – sectorisation pour les initiés- des enfants : « Nos objectifs ?, poursuit le maire, Marc Vuillemot, éviter le déséquilibre classes/personnel administratif, améliorer les trajets domicile/école, maintenir les fratries, s’assurer de la salubrité des locaux (NDLR : certains préfabriqués datent de 1947), éviter les dangers de la circulation, assurer la mixité sociale et aider l’Education nationale à scolariser les tout-petits par des aménagements idoines ».

A la Maurelle, la maternelle Romain Rolland intégrerait ainsi Marie-Mauron. En centre-ville, l’élémentaire Jules Verne rejoindrait l’école Renan et la maternelle Mabily les locaux de Cotton- Derrida. Les maternelles Jean-Jacques Rousseau et Léo Lagrange, enfin, accueilleraient plus de tout-petits. « Je suis conscient des craintes que ces mutualisations vont générer. Mais notre capacité d’investissement est passée de 32 millions d’euros en 2008 à 10 millions en 2016, dont la moitié employée par la rénovation urbaine. Il faut donc faire des choix, j’espère bien à effectifs pédagogiques constants ».

gwendal.audran@leseynois.fr

Suite aux réunions de concertation, un moratoire d’un an a été décidé en ce qui concerne la fusion de l’école Jules Verne dans l’école Renan et de Mabily dans l’école Cotton-Derrida. La délibération suivante sera soumise au vote, lors du prochain conseil municipal, mardi 28 février prochain.

PROJET DE DÉLIBÉRATION SECTORISATION

Sectorisation du territoire communal – Mesures de Carte Scolaire 2017 / 2018

Conformément à l’article L 212- 7, il appartient au Conseil Municipal de déterminer par délibération le ressort de chacune des écoles publiques primaires de son territoire.

En amont, ce processus de gestion de la carte scolaire relève de la responsabilité partagée entre l’État qui alloue les postes d’enseignants par écoles et la commune qui définie le secteur territorial de résidence des élèves dévolue à chaque établissement scolaire.

Cette articulation a pour objectif de garantir un service public de l’enseignement de qualité, tout en participant à la politique d’aménagement de territoire.

Chaque année, au regard de l’évolution des effectifs par secteur et des moyens alloués, l’Éducation Nationale décide de l’ouverture ou la fermeture de certaines classes ce qui, au-delà de l’aspect matériel, nous oblige à un travail permanent d’adaptation et d’anticipation afin que les élèves bénéficient des meilleures conditions d’apprentissage.

Ainsi, les services municipaux ont élaboré un projet de nouvelle sectorisation comprenant diverses hypothèses. Dans un premier temps, j’ai souhaité vérifier la faisabilité et les conditions d’application de cette réforme auprès des services de Monsieur l’Inspecteur d’Académie.

Une deuxième phase a permis d’engager une démarche de concertation auprès des différents acteurs : enseignants, parents d’élèves, syndicats, ..

Cette démarche de concertation m’a permis de vous proposer les mesures suivantes :

Des mesures globales :

  • Mise à plat d’une nouvelle sectorisation claire, communiquée aux familles et opposable,
  • Affectation des enfants selon la voirie et non par bâtiment,
  • Correction des déséquilibres d’effectifs par classe et tenant compte des critères d’équilibre démographique,
  • Éviter les fermetures de classe subies et désorganisées,
  • Harmonisation des trajets domicile/école,
  • Favoriser les fratries dans les mêmes écoles,
  • Éviter la dangerosité créée par une circulation encombrée sur certains secteurs de la ville,
  • Favoriser la mixité sociale,
  • Favoriser l’accueil des toutes petites sections de maternelle sur l’ensemble du territoire seynois

Des mesures particulières :

La fusion des écoles maternelles Romain ROLLAND (2 classes, 45 élèves) et Marie MAURON (3 classes, 60 élèves) sur le site de Marie MAURON qui accueillera à la rentrée 4 classes. Cette proposition permettra de concentrer nos moyens sur un seul établissement, plutôt que d’avoir à gérer et entretenir deux petites écoles, voisines de quelques centaines de mètres. Par ailleurs, l’école MAURON, possède des locaux en très bon état, des équipements suffisants et adaptés ainsi qu’un environnement sécurisé pour les familles (parkings environnants, en retrait des voies de circulation).

Les fusions envisagées pour les écoles Mabily/Cotton et Verne/Renan, font l’objet d’un moratoire d’une année qui sera mise à profit d’une concertation encore plus large sur le devenir des écoles Mabily et Verne.

Enfin, considérant l’évolution des effectifs sur certains secteurs et les besoins qui en découlent, je vous demande d’approuver :

  • l’ouverture d’une classe sur l’élémentaire Jean ZAY (afin de compenser la nécessité de classe supplémentaire sur l’élémentaire Georges BRASSENS où les locaux ne le permettent pas),

  • l’ouverture d’une classe sur l’élémentaire Lucie AUBRAC,

  • l’ouverture d’une classe sur la maternelle Jean-Jacques ROUSSEAU pour création d’une TPS,

  • le maintien du nombre de classe sur Saint-Exupéry pour accueil des TPS,

  • le maintien de toutes les classes sur le territoire,

  • un moratoire sur l’année 2017/2018 (mise en œuvre de la sectorisation).

Considérant l’ensemble de ces éléments, il est demandé à l’Assemblée Délibérante :

  • d’acter le projet de fusion et de réorganisation décrits ci-dessus,

  • d’émettre un avis favorable sur les demandes d’ouverture de classe,

  • de solliciter un moratoire sur l’année scolaire 2017/2018 auprès de l’Éducation nationale.