Parking en centre-ville : ça tourne !

La reprise en régie municipale du stationnement opérée sous le précédent mandat du maire Marc Vuillemot a fait l’objet d’un reportage pour l’émission de France 5 « La Quotidienne ».

Dans quelles circonstances le stationnement est-il revenu dans le giron communal ? Quelles conséquences pour les usagers ? La journaliste reporter d’images Laura Orosemane s’est intéressée au sujet pour “La Quotidienne”, émission diffusée le midi sur France 5. Son reportage est au sommaire du magazine du 15 mars sur le thème des parkings publics. Le 15 février dernier, lors du tournage à La Seyne-sur-Mer, le maire rembobinait donc la pellicule jusqu’en octobre 2010. A cette date était en effet dissoute la délégation de service public, au travers de laquelle son prédécesseur avait confié la gestion du stationnement à une société privée (Omniparc puis Q-park). « Les 1 200 places en surface n’avaient jamais été payantes, or on allait y installer des horodateurs », a rappelé Marc Vuillemot. Le contrat comprenait également la réhabilitation et l’exploitation du parc auto Martini (420 places), ainsi que la construction d’un nouveau parking (Les Esplageolles). « On pensait qu’il était possible d’avoir un système de gestion communale », poursuit le maire, et c’est donc sous la forme d’un Établissement Public Industriel et Commercial doté de l’autonomie financière (EPIC), qu’en janvier 2011 la Ville a repris la main sur le stationnement.

Les usagers associés

« Nous avons remboursé au délégataire ce qu’il avait investi, puis mis en place un comité d’usagers dont les propositions sont traduites en délibérations soumises au conseil municipal ». Ces citoyens ont en l’occurrence été associés à l’élaboration d’une « tarification sur mesure en fonction des usages » pour le parking Martini, avec un impératif : que la gestion du stationnement ne coûte pas plus cher à la commune. « Au bout du compte, il s’est avéré que ça nous a coûté moins cher », précise Marc Vuillemot. Non seulement parce que les quelque 200 000 euros par an qui auraient dû être versés au délégataire n’ont plus à sortir des caisses de la Ville. Mais surtout parce que le budget du parc autos a atteint l’équilibre seulement deux ans après la reprise en régie municipale. Cela, sans empêcher sa modernisation. Le maire a néanmoins concédé à la journaliste que le désengagement de l’État auprès des collectivités locales, qui s’est accentué dans l’intervalle, a mis un sérieux coup de frein aux investissements, le programme initial des Esplageolles en a ainsi fait les frais – ce qui ne signifie pas que tout projet est abandonné. Toujours est-il que le stationnement en surface est resté gratuit, ce qui ne devrait pas, pour l’heure, être remis en question par le transfert, depuis le 1er janvier, de la compétence à la Métropole.

laurence.artaud@la-seyne.fr

Stationnement gratuit : « Du civisme en contrepartie ! »

Le maire, Marc Vuillemot, rappelle quelques principes concernant le stationnement en surface, soit 1200 places restées gratuites. A savoir : des zones rouges (les plus proches de l’hypercentre où le stationnement est limité à 30 minutes), des zones bleues (un peu plus éloignées, avec une limite d’1h30), et enfin des zones sans couleur où l’on peut se garer conformément au code de la route.

Ce, pour en appeler à la responsabilité des usagers : « On a sauvé nos concitoyens d’un stationnement payant, la contrepartie, c’est qu’il faut respecter le mode d’emploi. Il faut que nos concitoyens fassent preuvre de civisme pour éviter les PV. On met trop de PV ! 3000 ces trois derniers mois ! »

Et non, la Ville n’y gagne rien, car indique encore le maire : « Seule une toute petite part des amendes entre dans les caisses de la commune [nous sommes dans le cadre d’une amende de police]. »

La Quotidienne du jeudi 15 mars 2018