Magali Brunel : l’école des profs

La responsable du site seynois de l’ESPE (Ecole supérieure du professorat et de l’éducation), en poste depuis octobre 2016, compte bien renforcer les liens entre l’établissement et son quartier…

Dans la jungle des sigles et autres acronymes, avez-vous repéré l’ESPE ? Il s’agit de l’Ecole Supérieure du Professorat et de l’Education, campée non loin de la porte des chantiers, du casino JOA, de l’IPFM et de l’Atelier mécanique. Créé à La Seyne dans les années 90 (on disait alors « IUFM ») mais installé plus récemment au cœur du quartier des Mouissèques, cet établissement, dépend de l’Université de Nice-Toulon tout en étant associé à l’Université de Toulon Var La Garde et accueille environ 400 étudiants (1).

Ces « apprentis enseignants » se destinent, à peu près à part égale, les uns au premier degré (maternelle, élémentaire), les autres au second degré (collèges, lycées). Ils arrivent avec en poche une licence (BAC + 3) et préparent ici leur MEEF : Master des métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation.

C’est en octobre 2016 que Magali Brunel, 44 ans, a pris les rênes du site de La Seyne. Mais pour cette enseignante-chercheuse en didactique de la littérature, il s’agit d’un retour, puisqu’elle a débuté ici sa carrière de formatrice, il y a dix ans.

Donc, La Seyne, elle connaît. Et elle tient beaucoup à ce que l’ESPE développe une relation vivante avec son environnement proche : « Notre présence et celle de l’IPFM amènent des jeunes dans le quartier, tout à côté vivent les personnes âgées du foyer Bartolini mais aussi les familles qui habitent La Présentation. Et bien sûr, nous travaillons avec les deux écoles du quartier… Il y a matière ici à un vrai tissage générationnel et social… ».

Et comment l’ESPE, dont la mission est de former des enseignants qui auront à transmettre à leurs élèves « les valeurs de la fraternité et de la solidarité » pourrait-elle rester indifférente à ce qui l’entoure… Relations suivies avec la Ville, regard attentif sur le quartier… Cela n’empêche pas la responsable de l’ESPE de pointer en souriant que « parfois, nous nous sentons tout de même encore un peu isolés, au bout du port… ». Gageons que les évolutions telles que la rénovation prochaine de l’Atelier mécanique, avec ses cinémas, modifieront peu à peu cette situation. Et lorsqu’on l’interroge sur la manière dont elle perçoit La Seyne, Magali Brunel n’hésite pas trop : « Ouverture, dynamisme : on sent bien qu’il se passe quelque chose, c’est une ville qui avance… ».

redaction@la-seyne.fr

(1) L’ESPE de La Seyne devait se développer, mais les deux tranches d’extension, pourtant prévues dès l’origine, ont été retirées des objectifs du Contrat de plan Etat-Région. Le maire, Marc Vuillemot, en tant que Vice-président de Toulon Provence Méditerranée chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche, vient encore tout récemment, dans un courrier au Recteur d’Académie, de déplorer cet état de fait.