Lionel Franssen, surfeur de gros

A 28 ans, Lionel Franssen vient de tourner avec Cédric Giscos un documentaire sur le surf de grosses vagues à Nazaré (Portugal). Une consécration pour ce Seynois, saisonnier à Hossegor.

Vous êtes au bord d’une piscine, essouflé, les yeux bandés. Une clé de bras : vous voilà précipité au fond. Il ne vous reste que 25 mètres à parcourir sous l’eau. C’est l’entraînement un peu maso subi par Lionel et Cédric l’automne dernier : « Entre deux grosses vagues, on peut rester jusqu’à 20 secondes sous l’eau. Il faut donc garder son calme », témoigne Lionel Franssen. Originaire du quartier des Plaines, ce dernier a débuté le surf en 2003 aux Sablettes. Une découverte qui guidera ses pas jusque dans les Landes : « Après le bac, j’ai passé mon Brevet d’Etat d’éducateur sportif des activités de la natation. Puis je suis parti faire les saisons à Hossegor, Labenne et Capbreton ». Nous sommes en 2007. Le surf s’impose au quotidien. Hors saison, les voyages s’enchaînent, de l’Amérique centrale à l’Océanie, en passant par l’Afrique du Sud. « J’ai même résidé au Mexique et aux Etats-Unis », raconte-t-il. De sa rencontre avec Cédric Giscos mûrit l’idée : parvenir, en tant qu’amateur, à surfer des vagues de plus de 10 mètres grâce à une préparation mentale et physique adaptée. « Nous avons commencé en juin 2017. Le plus dur a été de réunir le matériel, d’un coût total de 170 000 euros. Une plateforme de financement participatif, Ekosea*, est toujours ouverte ». Jet-ski, planches lestées et strappées, gilets à percussions, combinaisons, équipe de tournage, le sponsoring leur permet de financer une vingtaine de jours de tournage : « La vague la plus proche était Belhara, au large A 28 ans, Lionel Franssen vient de tourner avec Cédric Giscos un documentaire sur le surf de grosses vagues à Nazaré (Portugal). Une consécration pour ce Seynois, saisonnier à Hossegor. de Saint-Jean de Luz. Mais nous avons privilégié Nazaré, au Portugal ». En février dernier, après des jours de pluie, une houle hivernale massive lève au pied même de la falaise du phare : « On surfait à tour de rôle. Au départ, sur l’extérieur, puis de plus en plus vers l’intérieur ». Des monstres liquides, de 10 à 15 mètres, que vous aurez la chance de visionner cet automne. Mais également d’imaginer en lisant l’ouvrage que Lionel est en train d’écrire.

gwendal.audran@la-seyne.fr

*https://ekosea.com (taper : shores-of-fear)

https://www.shoresoffear.com/

Le teaser