Librairie Charlemagne : Tome 2 !

Fin 2017, la librairie indépendante quai Gabriel péri a changé de tête(s), mais pas d’esprit. La relève est assurée par Stéphanie Banon et Christophe Seng.

Quand Stéphanie Banon, pour la partie livres, et Christophe Seng, pour la partie papeterie, indiquent qu’ils ont « pris la suite » en novembre dernier, ils savaient bien ce que ce passage de relais impliquait. Non seulement le témoin leur a été transmis par celui qui a imprimé sa marque au magasin Charlemagne de La Seyne, Nello Tammaro (parti diriger la librairie Charlemagne de La Valette), et par Frédéric Dunoyer, l’ancien directeur adjoint, à présent président de La Philharmonique. Mais aussi parce que cette librairie indépendante “historique” doit ouvrir un nouveau chapitre à la hauteur de sa mission, comme le relèvent les jeunes co-directeurs : « Nous sommes au cœur du centre-ville, et à la fois un commerce et un acteur culturel essentiels. » « Nous avons une clientèle qui nous connaît, mais tout l’enjeu reste de la renouveler pour s’installer dans la durée, explique Stéphanie Banon. Notre plus gros concurrent, c’est Internet, mais il y a aussi les espaces culturels et les supermarchés. Même en papeterie nous sommes face à des gros. »

« Un bel outil »

« Nous sommes repérés pour apporter un service de proximité, mais nous devons sans cesse nous renouveler, trouver des idées », enchaîne Stéphane Seng. Et cela vaut aussi bien côté librairie, avec l’organisation d’événements (séances de lecture et de dédicaces, ateliers de sophrologie appliquée aux enfants à l’espace jeunesse…), que côté papeterie : « A l’exception des incontournables, nous essayons de changer régulièrement notre gamme de produits. » Mais, « ce qui fera vraiment la différence, selon le binôme, c’est le service ». « C’est notre cœur de métier, et cela passe par la qualification des employés », souligne la responsable « Librairie ». En quoi les neuf salariés du magasin situé quai Gabriel Péri se sont-ils démarqués ? « Ce sont en général des passionnés », répond Stéphanie Banon. Des passionnés, toutefois dotés du « sens du commerce » : « Un rat de bibliothèque, ça ne fonctionne pas ! » Et c’est la même chose au rayon papeterie, où l’on trouve de « vrais papetiers, qui aiment les loisirs créatifs, l’écriture… » « On nous a laissé un bel outil de travail », conclut le duo de directeurs. Il leur revient maintenant de continuer à jouer « les passeurs ».

laurence.artaud@la-seyne.fr