Lei sapin recieucla pèr milloura l’envirounamen prouvençau

Le Service Propreté espère bien faire mieux que les 2,5 tonnes des sapins récupérés et recyclés de 2014. Pour cela le nombre de points d’apports volontaires a été augmenté. Et ce sont les écoliers qui ont fait la communication de cette opération éminemment écologique.

Vèn tout bèu just de s’acaba la campagno d’acampamen de sapin. Deborah Cecarelli, la bailèsso dóu Servici de Proupreta de la Vilo, aro espèro l’estatistico, que dira qu’en 2016, fuguèron rebaia mai d’aubre qu’en 2014. « Aurai l’infourmacien a la fin dóu mes » que nous dis la jouino respounsablo.

Mai penso qu’après lou 14 de janvié, fin de la sasoun de coulèito, la platafourmo de trissage de Veolia poudra reciéucla mai de tres touno de bos de serento de Nouvè. Chascun saup bèn qu’en veritat lou « sapin » n’es pas un…

Per li arriba, soun servici a mes en plaço un dispousitieu renfourça. En 2014, tre l’endeman de Nouvè, la duberturo de quatre poun d’aport voulountari avié acoustuma lei Seinen a pus abandouna soun sapin dins lei bac dei bordiho coumuno.

En 2015 pamens, lou mounde fuguè counvida a mena sei sereno dins sièis poun d’apouart, esto còup, pèr lei 65 000 abitan de la vilo, mai dins un temps mai courtet, entre lou premié de l’an e lou sege de janvié.

« La bèlo nouveuta es que son leis enfant que n’en faguèron la coumunicacien, d’aquelo iniciativo ! » qu’ajusto Deborah Cecarelli, « bord que son ana pèr classo dins lei plaço de La Seino ount’èron acampa lei sereno, pèr decoura chascuno soun « sapin ». Es bèn counéissu aco, quand vouastei nistoun vous dison de recieucla lei residu, pus degun parent auso jita que que siegue ounte que siegue…

Leis aubre acampa seran puei mena au SITTOMAT, lou Sindica Intercoumunau de Tratamen de Residu dóu Relar Toulounen, pèr l’i èstre trissa. Puei s’entournaran a La Seina, souto la fourmo de saquèto de quarante litro de gapan. « N’en dounan a toutei aquelei qu’abiton dins uno vila e que vènon a la Coumuno pèr prene un coumpoustaire, que la Vilo li douno » nous vèn Deborah Cecarelli.

E tout aco es a gràtis.

Segur es interessant de bèn recieucla lei soubro ; e perqué crema de bos per ren dins un incinerator, puleu que de n’en faire lou gapan que fara deman créisse leis èrbas deis espaci publi ? En mai d’acó, li a un vertadié enjue de qualita de l’èr. « Lou bos es uno dei bònei fouant d’energio renouvelablo, segur » nos apren Damian Piga, engeniaire d’Air Paca, qu’espincho lei poulucien atmousfèri de Prouvenço, « mai aquelo energio es respounsablo de 29% deis emissien de pousso fino dins l’èr, e de 58 % dei coumpauso ourgani volatiu, l’ivèr, bèn segur ». Aco’s pas ren.

E coumo aquelo energio créisse, l’enjue vendra mai fouart.

Michel Neumuller

Ecrit en graphie mistralienne. Avec les suggestions de Pèire Brechet, professeur Certifié d’occitan.

Les mots qui comptent

Baile = chef, responsable

Bordiho = poubelle

Pousso = poussière, particule

Gapan = compost

Serento = épicéa

Fouant = source fig.

Les sapins recyclés pour améliorer l’environnement provençal

Une campagne de ramassage des sapins vient tout juste de se terminer. Déborah Ceccarelli, la responsable du Service de la Propreté de la Ville, attend maintenant les statistiques qui diront qu’en 2016 on a récupéré plus d’arbres en 2014.  » J’aurai l’information à la fin du mois » nous dit-elle.

Mais elle pense qu’après le 14 janvier, fin de la saison de collecte, la plateforme de compactage de Véolia pourra recycler plus de trois tonnes de bois d’épicéa de Noël. Chacun sait bien qu’en fait le « sapin » n’en est pas un…

Pour y arriver, son service a mis en place un dispositif renforcé. En 2014, dès le lendemain de Noël, l’ouverture de quatre points d’apport volontaire avait habitué les Seynois à ne plus abandonner son sapin dans les bacs à ordures habituels.

En 2016 cependant, les gens furent invités à apporter les épicéas dans six points de dépôt cette fois, pour les 65 000 habitants de la ville, mais dans un temps plus court, entre le premier de l’an et le seize janvier.

«La grande nouveauté, c’est que ce sont les enfants qui firent la communication de cette initiative !», ajoute Déborah Ceccarelli, « puisque qu’ils sont allés par classe dans les places de La Seyne où étaient ramassés les épicéas, pour décorer chacune son « sapin » ». On sait bien que quand les enfants disent de recycler les déchets, plus aucun parent n’ose jeter quoi que ce soit n’importe où…

Les arbres ramassés seront ensuite apportés au SITTOMAT, le Syndicat Intercommunal de Traitement des Ordures Ménagères de l’Agglomération Toulonnaise pour y être pilés. Puis ils retourneront à La Seyne, sous la forme de sachets de quarante litres de compost. « Nous en donnons à tous ceux qui habitent dans une villa et qui viennent à la Mairie pour prendre un composteur que la ville leur donne », nous dit Déborah Ceccarelli. Et cela gratuitement.

Bien sûr, il est intéressant de recycler les résidus, et pourquoi incinérer du bois dans un incinérateur, plutôt que d’en faire le compost qui demain fera pousser les herbes de l’espace public ? De plus, il y a un véritable enjeu de qualité de l’air. « Le bois est une des sources d’énergie renouvelable, c’est certain », nous apprend Damian Piga, ingénieur à Air Paca, qui examine la pollution atmosphérique de la Provence, « mais cette énergie est responsable de 29% des émissions de poussière fine dans l’air, et de 58 % des composants organiques volatiles, l’hiver, naturellement ». Ce n’est pas rien.

Et du fait que cette énergie augmente en volume, l’enjeu deviendra de plus en plus important.