Le drapeau espagnol en berne

Suite aux violences policières subies hier, dimanche par les Catalans, le maire marc vuillemot, prend position et fait mettre le drapeau espagnol en berne

Voilà ce que l’on pouvait lire sur son blog : « J’ai été interpellé par des Seynois qui m’ont demandé ce que les socialistes pensent de cette situation. Pas du sujet du referendum lui-même — la Constitution espagnole, reconnaissant les communautés autonomes, ne fait pas du royaume un État « un et indivisible » comme notre République Française — mais du fait que, à deux pas de chez nous, nos frères dans l’Histoire, Catalans qui parlent presque la même langue que nous autres Occitans, qui n’ont pas été les derniers des Espagnols à se battre chez eux pour tenter de sauver puis rétablir la démocratie, se font tabasser par centaines parce qu’ils ont juste envie… d’aller voter !

Alors je me dois de l’écrire. Peu m’importe la position officielle du PS français. Moi, je pense qu’on ne peut qu’être scandalisé lorsque la force publique empêche par la brutalité la tenue d’un exercice démocratique. Chez nous, ou chez nos voisins, ou n’importe où dans le Monde.

J’ai fait mettre le drapeau de Hongrie en berne lorsque cet autre pays ami a fait reculer la démocratie. Dès demain, je vais faire de même avec celui dont les couleurs rouge et jaune rappellent que le Roussillon, le Languedoc et la Provence, aux pavillons qui battent aussi aux tons de gueules et d’or, ont eu des siècles d’histoire commune, de paix, de progrès sociaux, de culture, de respect et d’échanges, avec la Catalogne, l’Aragon et la Castille. »

Manifestation à Barcelone, le 2 octobre 2017 (photo Michel Neumuller)