Guerlain Caillaux : l’aventure d’une vie

Guerlain Caillaux va hisser les voiles au mois d’août afin d’effectuer un tour du monde sur son voilier de 36 pieds aux côtés de sa compagne, Aurélie Bernard. Un défi qu’il prépare depuis plusieurs années.

Lorsqu’un rêve d’enfant est en passe de se réaliser, aus­si risqué soit-il, il est inutile d’essayer de le contrarier. Surtout quand on constate l’enthousiasme de Guerlain Caillaux au moment d’évoquer son projet de tour du Monde à la voile. C’est avec des étoiles plein les yeux que ce Bre­ton d’origine, Seynois depuis 15 ans, raconte le défi qu’il s’est lancé avec sa compagne Aurélie de découvrir la planète à bord de son Bavaria 36. Un projet un peu fou qui le hante depuis son enfance, et qu’il a mis 36 ans à réaliser. « J’en ai toujours parlé à mes parents, depuis que je suis tout petit. C’est quelque chose que j’ai toujours voulu faire, mais qui forcément demande du temps, de l’argent et beaucoup de préparation. Aujourd’hui, tous les éléments sont réunis pour faire le grand saut. Nous partirons dé­but août, pour revenir dans un an avec des images et des souvenirs qui ne s’effaceront jamais de nos mémoires ».

Ce passionné de voile se prépare depuis plus de trois ans. Tout d’abord en investissant du ma­tériel afin que son bateau soit préparé le mieux possible pour traverser les Océans, mais en se formant aussi à l’IPFM de La Seyne pendant une année afin de connaître tous les secrets d’une réparation de fortune sur les équi­pements ou le moteur.

Un an de congé sans solde

« Aussi bien Aurélie, qui est ensei­gnante, que moi-même allons po­ser un congé sans-solde d’une an­née dans nos emplois respectifs. Nous sommes en partenariat avec un certain nombre d’écoles pri­maires afin de leur montrer com­ment vivent les autres enfants dans le reste du monde. Notre objectif n’est pas de connaître seulement les ports et les rivages des divers pays que nous allons traverser. Mais d’y accoster, pour louer des voitures afin de visi­ter et s’imprégner des diverses cultures ».

Le trajet a été parfaitement étu­dié avec un départ vers le Cap Vert, puis les Antilles avant de traverser le Panama pour re­joindre Tahiti et traverser le Paci­fique jusqu’en Australie. S’en suit une remontée vers l’Indonésie, l’Inde puis le passage du Canal de Suez « dont on m’a garanti qu’il était aujourd’hui plus sécurisé, même si le risque zéro avec les Pi­rates n’existe pas ». L’autre danger est bien évidemment le mauvais temps qui mettra à rude épreuve sa coque en polyester, forcément « moins solide que l’acier mais plus facilement réparable », sourit le principal intéressé qui trépigne d’impatience à l’idée de tester son bateau actuellement à Port Pin-Rolland et qui sera mis à l’eau d’ici la fin du mois de juin.

Sébastien Nicolas