La Cimade a ouvert son accueil à La Seyne

L’association a désormais une permanence dans le Var. Les bénévoles accompagnent les étrangers dans leurs démarches pour l’accès aux droits, ils reçoivent les lundis après-midi, 4 rue Messine en centre-ville de La Seyne.

Quand l’association a été créée, c’était pour venir en aide aux populations évacuées d’Alsace et de Lorraine, d’où son nom, Cimade, pour « Comité inter-mouvements auprès des évacués ». C’était en 1939. Au fil du temps, l’association a néanmoins « adapté son action aux enjeux de l’époque » mais a conservé son esprit : « La Cimade a pour but de manifester une solidarité active avec les personnes opprimées et exploitées. Elle défend la dignité et les droits des personnes réfugiées et migrantes, quelles que soient leurs origines, leurs opinions politiques ou leurs convictions. Elle lutte contre toute forme de discrimination et, en particulier, contre la xénophobie et le racisme. » Les bénévoles varois reprennent ainsi les termes de l’article 1 des statuts de l’association nationale pour en présenter les missions.

Ils sont une dizaine, dont des juristes, à constituer le groupe de la Cimade dans le Var – l’un des 87 groupes locaux de France -, dont la présidente est Aline Bouit. L’association « travaille avec des associations partenaires et fait partie du collectif Migrants 83 et Var Migrants », souligne Britta Médus, bénévole bien connue pour son engagement sur l’aire toulonnaise.

Jusqu’ici, ces militants pour les Droits de l’Homme fonctionnaient donc essentiellement sur le terrain et pouvaient être contactés par téléphone* pour accompagner les étrangers « en situation régulière et irrégulière » en difficultés.

Mais depuis juillet, la Cimade a ouvert sa permanence varoise au centre-ville de La Seyne, 4 rue Messine. Droit au séjour, droit au travail, droit au logement, à la santé… Les bénévoles s’y relaient tous les lundis de 14h00 à 17h00 pour recevoir « les personnes dont il s’agit de régulariser la situation en France par voie administrative et judiciaire », explique l’un d’entre eux. « Ce sont le plus souvent des gens sans-papiers [pas forcément sans emploi]. L’obtention d’un droit de séjour peut prendre des années, les deux tiers ne l’auront pas », précise-t-il.

Laurence.artaud@la-seyne.fr

*Tél. 06 67 12 43 32