Héloïse Guay de Bellissen./ Photo Claude Gassian, Flammarion

Héloïse Guay de Bellissen à Charlemagne !

Récit d’une puissance inouïe d’un effroyable fait divers survenu en 1986. “Dans le ventre du loup” sera dédicacé par Héloïse Guay de Bellissen à Charlemagne La Seyne le 22 mars à 18h30.

Enfant, Héloïse a fréquenté l’école Malsert, puis le collège Curie, avant de redoubler sa 3e au collège L’Herminier. « En fait, je m’ennuyais en classe. Je passais donc le temps à écrire ». Après quelques livres consacrés à des philosophes, un “dictionnaire énervé de la littérature” et un ouvrage consacré à Grand Corps Malade, Héloïse s’attelle à son premier roman. “Le roman de Boddah” nous plonge dans l’histoire de Kurt Cobain, le chanteur de Nirvana, un ado paumé, à la fois génial et torturé. « Dans sa lettre d’adieu, Cobain écrit à Boddah, son “ami imaginaire”. Le narrateur idéal pour parler de ce génie dont la vie, puis la disparition brutale, ont marqué toute une génération ». “Les enfants de coeur de l’Amérique”, son second roman, croise avec cynisme deux faits-divers sombres de l’histoire américaine du début des années 80 : l’assassinat de John Lennon et la tentative de meurtre du président Reagan par deux jeunes Américains qui n’avaient en commun que leur âge, 25 ans, et leur passion dévorante pour “L’attrape-cœurs” de Salinger. Dans son troisième roman : “Dans le ventre du loup”, Héloïse Guay de Bellissen revient sur une nouvelle enfance massacrée. Celle de sa cousine, Sophie, dix ans, assassinée dans la baignoire familiale par celui qu’on appellera “le monstre d’Annemasse”, Gilles de Vallière. En 1986, l’histoire fait les gros titres et Héloïse n’a que cinq ans. Pour sa famille, Sophie n’a jamais existé. « Mon cerveau l’a complètement occultée ». Jusqu’au jour où, à 25 ans, elle regarde l’émission “Faites entrer l’accusé”. Une quête personnelle la mène au tribunal d’Annecy, puis à Annemasse. Récits d’enfances brisées. Celle de Sophie, cette petite fille de 10 ans qui rentrait seule chez elle un soir de mars. Celle de Gilles, “l’assassin aux cordelettes”, qui avait eu lui aussi des monstres cachés dans son placard. Et celle d’Héloïse, détruite par les non-dits d’une famille qui s’est déstructurée. De son enfance à La Seyne, elle ne garde pas de très bons souvenirs. « Cela reste une période difficile pour moi. Aujourd’hui, en revanche, j’y retourne avec plaisir, profiter de la mer avec ma famille et mes amis ».

Florian Olivieri