Frédéric Denoyer : tout pour la musique

A bientôt 62 ans, Frédéric Denoyer remplace Jean Arèse à la présidence de la Philharmonique. Connu des lecteurs seynois comme directeur adjoint de Charlemagne, il entend, à quelques mois de sa retraite, développer les partenariats avec la municipalité pour animer le centre-ville.

On le voit souvent évoluer à vélo, de Tamaris au centre-ville, direction Charlemagne. Ou vers la salle Aillaud, rue Gounod. Car en plus d’être sportif et bibliophile, Frédéric Denoyer est mélomane : « Ma femme, flûtiste, et mon beau-fils, tubiste, jouaient à la Philharmonique. Alors plutôt que de m’ennuyer le jeudi soir (NDLR : jour de répétition), j’ai rejoint l’orchestre avec ma guitare basse », explique-t-il avec sourire. L’univers des harmonies le séduit tout de suite : « Du directeur des CNIM aux employés, et de la clarinette au saxophone, toutes les catégories sociales y sont représentées au gré des instruments à vent ». Responsable des petits ensembles, Frédéric Denoyer initie d’ailleurs le festival des Harmonies en juin aux Sablettes : « Il s’agissait, en accord avec Jean Arèse, de développer les quatre petits ensembles » : guitares classiques, trio mandoline guitare violoncelle, orchestre de bal Cacophonix et ensemble de cordes. Longtemps, le libraire s’occupe aussi de trouver concerts et arrangements à Claire Ripouteau (NDLR : son épouse), chef de l’ensemble de guitares et à Laurent Canavésio, chef de l’ensemble de cordes. « Une démarche chronophage, assure-t-il. J’ai attendu l’approche de la retraite pour pouvoir succéder à Jean Arèse ». Un héritage de plusieurs décennies, à la tête de la 3ème plus vieille association musicale de France ! « Il faut que ça perdure. Dans l’ouvrage de Marius Autran actualisé par son fils Jean-Claude, on découvre 177 ans de vie seynoise (NDLR : la Philharmonique apparaît en 1840) passionnante, avec des anecdotes sur les relations avec les différents maires », raconte-t-il. Aujourd’hui, les objectifs de Frédéric Denoyer sont multiples : « Il s’agit d’accepter tous types de musiciens, y compris de variété et de rock, pour montrer que l’on peut interpréter tous les styles. Nous travaillons d’ailleurs sur du disco », ajoute-t-il. Autre leitmotiv, participer à l’animation de la ville en collaboration avec la municipalité : « Des dimanches matin poétiques, rue Taylor, aux Vendredis de Bourradet, en passant par les prestations de Cacophonix, place Laïk en compagnie du big band d’Olivier Ricord, la quarantaine de musiciens de la Philharmonique prend plaisir à animer sa ville ». Le président entend enfin renforcer les liens avec les harmonies de la région, et multiplier les prestations. « Depuis deux ans, nous donnons des concerts communs avec la Six-Fournaise. Grâce à la mairie, nous disposons désormais gratuitement d’une soirée en février dans la salle de spectacle du Casino Joa. Cela permet de faire un lien entre le concert automnal de la Sainte-Cécile et celui de printemps à l’espace Chapiteau des Sablettes ». Et d’assurer une retraite bien remplie…

gwendal.audran@la-seyne.fr

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