Elzevir : peindre l’évidence

 Du 18 février au 2 avril, les salles de rez-de-jardin de la Villa Tamaris accueillent une exposition d’Elzevir, ancien élève de l’école Supérieure d’Art de Saint-Étienne.

De 1994 à aujourd’hui, Elzevir a exposé à Lyon, Saint-Étienne, Pondichéry, New Delhi, Nantes, Nîmes, Bombay, Paris, Munich, Guanajuato (Mexique), Castello di Rivera (Italie) et en 2017 à la Villa Tamaris. Il attache beaucoup d’importance aux lieux d’expositions. Il les souhaite insolites. Il y installe des oiseaux. « En 1994, je posais le premier oiseau au carré d’art à Nîmes. Depuis mes oiseaux m’accompagnent au gré de mes voyages… ». Elzevir observe, croque, esquisse, dessine, compose, campe, représente, régulièrement, systématiquement, inlassablement… Ses carnets témoignent de cette appétence pour le trait, la ligne, la couleur… Elzevir peint ! Ce qu’il voit, observe, capture. Les gens qu’il croise dans les rues, des gens sans importance, ordinaires, populaires, anonymes, avec le désir de leur donner virtuellement une place symbolique dans les musées. Des personnages pris au vif de déplacements routiniers, qui deviennent des formes habitées, des oeuvres, tout en préservant leur statut de promeneurs, de visiteurs et de possibles regardeurs.

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Grande plage, gouache sur papier, 150 x 133 cm – 2013