Djeli Moussa Condé cette semaine aux Vendredis de Bourradet

Total succès vendredi dernier à bourradet avec le concert de radio babel marseille. On remet ça vendredi 28 juillet, à partir de 19h, avec la musique africaine de Djeli Moussa Conde

Griot(*) urbain aux allures de rocker, Djeli Moussa Condé chante au travers de textes engagés, la paix et l’espoir qu’il a en l’humanité… Né en Guinée-Conakry, issu d’une famille de griots, Djeli apprend très jeune l’art du chant et de la kora. Pendant quatre ans le Maître Lamine Sissoko lui enseigne la Kora et la culture musicale de son pays. Très doué, Djeli se voit décerner par l’Unesco le diplôme de participation au premier Festival de Kora d’Afrique de l’Ouest à Conakry. Déjà, il commence a exprimer ses talents de compositeur. Il part ensuite a l’aventure, durant plusieurs années, à travers l’Afrique de l’ouest. Gambie, Sénégal, Mali…

Sur Abidjan, il est repéré par Souleyman Koly, et devient de 1989 à 1993, auteur-compositeur de l’ensemble Kotéba d’Abidjan avec lequel il participe à de prestigieuses tournées internationales. il compose notemment quatre morceaux pour «Waramba », premier opéra mandingue primé au festival d’Avignon en 1993. Djeli s’installe ensuite à Paris en 1993.

Sans papiers, il est parrainé par Bernadette Lafont et «Musiciens sans frontières » et finit par obtenir son titre de séjour. 

Djeli » va alors collaborer avec des artistes tels que Manu Dibango (wakafrica), Salif Keïta, Richard Bona (Kalaban koro), Mory Kante, Alpha Blondy, Césaria Evora, Hank Jones, Cheick Tydiane seck (Sarala), Sekouba Bambino (Le destin, Sinikan…), Mangala (réexpédition), Amy Koïta… Il contribue avec sa kora et sa voix puissante aux albums de chacun et les suivra sur leurs tournées françaises et internationales. Engagé, Il participe à de nombreux concerts de soutien aux grandes causes humanitaires (Secours Populaire, Unesco, Musiciens sans frontières…).

En 1998, il est sollicité pour le festival « Voix du Monde » à Rio. En Juillet 2002, Djeli Moussa fait la connaissance de Janice DeRosa, diva du blues. Ils enregistrent ensemble l’album  « ADUNA », qui sortira en juin 2003.

Il enregistre également les «Comptines et berceuses du baobab» avec Paul Mindy.

« Djeli » se consacre alors à la composition d’un répertoire très vite apprécié par le public des scènes parisiennes.

En 2010, il fait la rencontre de Vincent Lassalle qui lui propose de réaliser son album. S’en suivra une longue période de composition et de travail qui verra naitre l’album éponyme « Djeli », entièrement enregistré à Ménilmontant, son quartier de prédilection et sorti en 2012.

Avec un répertoire large, des textes engagés, Djeli lance un projet hors normes, avec kora, guitare, basse, un set de percussions et machines, flûte malinké, dans un projet tribal et moderne a la fois, effleurant la pop, insérant une touche d’électro…

Accueilli avec un vif succès, cet album sera suivi de plus de 100 concerts entre 2012 et 2014, partout dans le monde. Un nouvel album verra le jour en 2015 avec le label Buda records.

Vendredi dès 19h sur la place Bourradet. 

sylvette.pierron@la-seyne.fr

(*) Le griot (ou djeli, djéli ou encore jali), aussi appelé barde est une personne qui officie comme communicateur traditionnel en Afrique occidentale.

L'ambiance Bourradet