Bientôt croupiers

Depuis le 2 novembre, et pour un mois, cinq apprentis croupiers ont entamé leur formation au casino Joa. Objectif, renforcer les équipes aux tables de jeux pour le black jack et la roulette anglaise.

Elle avait fait ses preuves en 2015. La MRS (Méthode de recrutement par simulation), mise en place en partenariat avec Pôle Emploi à l’ouverture du casino Joa, a permis de départager 60 candidats de l’aire toulonnaise : « 40 ont été reçus pour passer les tests de dextérité, de calcul mental ou de conversion monétaire », rapporte Dylan Peyras, directeur de l’établissement. Des 16 qualifiés à ces tests, cinq ont été sélectionnés à l’entretien de motivation. « Âgés de 20 à 35 ans, il s’agit de leur première expérience dans notre métier, où la motivation est essentielle », poursuit-il.

Débutée le 2 novembre, la formation s’étale sur 4 semaines et concerne le black-jack puis la roulette anglaise : « On commence par la manipulation des jetons, des cartes et le calcul mental », indique William Bor, formateur et membre du comité de direction. Une gymnastique pour les doigts en somme, où le mental a également toute sa place : « L’apprentissage du black-jack et de ses règles appelle à concilier mémoire et vitesse », confie le formateur. La dernière phase est très concrète car les apprentis croupiers seront mis en situation « avec de faux clients pour être à l’aise le Jour J ».

Au-delà de l’aspect réglementaire imposant une table de jeux pour 50 machines à sous (NDLR : une pour 25 pour les suivantes) le Casino Joa entend « démocratiser les tables de jeux » en développant notamment les dimanches après-midi. « L’arrivée le 1er décembre de l’Ultimate Poker doit aussi contribuer à cela », souligne Dylan Peyras.

gwendal.audran@la-seyne.fr

Le directeur, Dylan Peyras, et le formateur, William Bor

« On est dans les objectifs »

Avec ses cinq nouveaux salariés, le Casino Joa compte désormais 102 collaborateurs. Un signe de bonne santé financière. « Au 31 octobre (NDLR : première année d’exercice pleine), on était dans les objectifs », assure Dylan Peyras. « On peut faire encore mieux, notamment avec notre salle de spectacle ». Pour cela, le directeur entend multiplier les soirées qui ont fait le plein (prestations de Mathieu Madénian, Mado la Niçoise, Patrick Bosso…) et s’appuyer le triptyque restaurants – jeux – spectacles.