Benoît Pécorino, avocat et Seynois

A bientôt 27 ans, Benoît Pécorino défend notamment les salariés victimes de l’amiante. Une consécration pour ce Seynois qui, du Floréal à Tamaris, demeure viscéralement attaché à sa ville. 

« Au Floréal, nous étions voisins de la famille Malaga, dont la fille, Caroline, deviendra avocate ». De ses cinq ans à Berthe à son adolescence dans le quartier Sud, Benoît Pécorino appartient à une génération seynoise de juristes. « J’ai grandi avec Marine Delaire, aujourd’hui avocate à Aix. J’ai été sur les bancs du collège L’Herminier puis du lycée Beaussier avec Pauline Loine, désormais magistrate à Digne. Et j’appartiens à la même promotion qu’Estelle Cordéglio, à ce jour avocate à Paris », égrène-t-il. Sa vocation sera pourtant tardive. « Ce n’est qu’en cinquième année à la fac de droit de Toulon, que mûrit l’idée de devenir avocat ». Les cours de Geneviève Rebecq, comme les interventions du bâtonnier, Jérémy Vidal, y contribuent : « Je me suis orienté vers le droit du travail, parallèlement au pénal et au droit de la santé publique ». Devenu avocat, Benoît Pécorino devient collaborateur au cabinet de Maître Camps, avenue de Rome, derrière Aquasud : « Si la mode est à l’expatriation, moi j’ai mes repères à La Seyne. Quand je reçois des victimes de l’amiante, c’est un challenge en tant qu’avocat et en tant que Seynois ». Un goût pour l’engagement que Benoît Pécorino a acquis dans les clubs sportifs seynois : « J’ai commencé, tout jeune, au club de foot du gymnase à côté du Messidor. Puis jeune adulte, j’ai joué trois ans au rugby, à l’USS ». La jeunesse seynoise ? Il la trouve formidable : « On n’en parle pas assez. Gaël Fickou, son frère Jérémy, Corentin Braendlin, Malaury Viardot (NDLR : nos éditions précédentes) sont autant d’ambassadeurs de notre ville ». Benoît Pécorino cite également le moins jeune Henri-Pierre Mondino, président du Comité territorial Côte d’Azur de rugby, devenu vice-président de la Fédération française de rugby. Résidant aux Collines de Tamaris, l’avocat seynois demeure résolument optimiste. « La rénovation du site des chantiers, le casino Joa, Porte Marine, Monaco Marine et le chantier de l’atelier mécanique : quoi qu’on en dise, on évolue dans le bon sens ».

gwendal.audran@la-seyne.fr