Battues : « Que Saint-Hubert pardonne mes mensonges ! »

Et filent les cochons noirs sous le pif des chasseurs. Sans surprise, ou presque, APRèS la battue de régulation de sangliers organisée hier, les chasseurs seynois sont revenus « brocouilles », comme disaient trois célèbres chasseurs inconnus

Alex, chef de battue, raconte la traque d’hier matin (mardi 6 février 2018), sur la Périmétrale, Peyras et les Gabrielles : « Le temps maussade a découragé de nombreux Nemrods (*). C’est à 25 postés que nous dûmes boucler les Gabrielles. Dès le début de la traque , les chiens lèvent une belle bête de 70 kg , qui , par les ruses qu’on lui connait, réussira à tromper la vigilance des chasseurs… Que Saint Hubert me pardonne ces mensonges ! »

Fataliste, il nous raconte aussi celle du 30 janvier : « Un temps superbe : ciel bleu, pas un brin de vent (je regretterai plus tard de ne pas être allé à la pèche), 56 postés décidés à en découdre. Le massif est labouré de coups de groins, partout. Grosse menée sous le fort de Peyras, mais l’animal , un renard, dans sa belle robe d’hiver, ne demande pas son reste et nous arrêtons les chiens. S’en suit une belle bourrée qui franchit la ligne du bord de mer et file vers le sémaphore, puis Roumagnan continue vers la Lecque où Christian récupérera (enfin) ses chiens devant la maison d’Hervé, le président des chasseurs Six-Fournais, où le cochon profita d’un trou dans le grillage pour s’esquiver ».

Dans ce feuilleton 2018 des battues maudites où les sangliers semblent jouer avec la patience et les nerfs des chasseurs, Alex, est très… philosophe. Sur le site de l’Union des chasseurs seynois et cette page, vous lirez avec délice les récits de ces battues. Des billets écrits par Alex et son humour « pagnolesque ».

Mais en attendant l’annonce de la prochaine battue qui sera décidée en préfecture, courent les cochons dans la garrigue !

sylvette.pierron@la-seyne.fr

(*) Dans la bible, premier roi après le déluge, arrière petit-fils de Noé et chasseur émérite. Se dit d’un homme passionné de chasse et, bon chasseur. Employé par Gustave Flaubert en 1858 dans ses « Correspondances ».