Barto et Croizat : deux résidences où il est fait bon vieillir

Les foyers communaux Bartolini et Croizat ont changé de nom, pour devenir des « résidences autonomie ». Mais quand on écoute les témoignages des résidents, on sait qu’il fait toujours aussi bon vivre et vieillir à barto et croizat. les équipes en charge des deux résidences sont aux petits soins pour les seniors. Mission : prévenir la perte d’autonomie et accompagner les résidents le plus longtemps possible. Pour ces derniers, il s’agit juste de couler des jours heureux

Ils font tout ce qu’on n’a plus envie de faire Anna-Marie, (90 ans passés, selon ses dires car elle ne les fait pas du tout), pétillante pensionnaire de la résidence d’autonomie Ambroize Croizat, depuis 4 ans.

Si Anna-Marie voulait jouir des mêmes prestations que les deux résidences d’autonomie (ex-foyers) Croizat et Bartolini, elle paierait plus du double, voire même le triple de ce qu’elle débourse à Croizat tous les mois : « Mes enfants ont fait le calcul. Ma famille ne pourrait se le permettre. Ici, on paie en fonction de nos revenus, c’est très équitable et qu’est ce qu’on est bien ! A Croizat, j’ai tout à côté. Et puis, le personnel est adorable avec nous. On a tous notre petit appartement, on nous propose plein d’activités, de sorties, on mange très bien grâce à notre chef. » « Le plus important, ajoute François, résidant de Croizat depuis 8 ans, c’est qu’ici, s’il nous arrive quoi que ce soit, il y aura toujours quelqu’un pour nous aider et s’occuper de nous ».

La force du service public

Bien intégrées dans leur quartier respectif (centre-ville et Présentation), les deux résidences autonomie Croizat en centre-ville et Bartolini à la Présentation, permettent non seulement à des seniors de condition modeste de couler des jours paisibles sans ruiner leur famille, mais aussi et surtout de ne pas déraciner des Seynois de leur ville, de ne pas les couper de leur vie sociale, et, de ne pas les éloigner de l’environnement qu’ils ont toujours connu. Quatre animateurs, Monique et Janette pour Barto, et, Françoise et Ariane pour Croizat, travaillent ensemble pour proposer des animations, du sport, de la gym, des sorties, des balades… But : prévenir la perte de l’autonomie. « Pour intégrer une des deux résidences, explique Mathieu Rabarin, le directeur, il faut avoir 60 ans et répondre à une évaluation médicale d’autonomie. Cette évaluation faite par un médecin, gradue l’autonomie d’une personne entre GIR1 et GIR6, GIR1 étant la stade ultime de dépendance. Nous acceptons les résidents classés de GIR4 à GIR6. Il est bien évident que leur classement peut évoluer pendant leur séjour. Nous nous adaptons afin de les garder le plus longtemps possible avec nous, et ce, même si des aménagements sont à prévoir ».

Ne pas déraciner les anciens

« Le but est bien-sûr, de ne pas les déraciner et de conserver leur environnement le plus longtemps possible, insiste Danièle Dimo Perez Lopez, vice-présidente du Centre communal d’action sociale (CCAS). C’est toute la force du service public. Ici, on accepte aussi les animaux de compagnie. C’est une nouvelle famille pour nos résidents et ce, grâce à la motivation et l’implication de la direction et, à la proximité et à la compétence d’un personnel, attentif et dévoué « .

« Nous travaillons les activités intergénérationnelles avec deux centres de loisirs, Renan et Anatole France, précise Thierry Zedda, le directeur adjoint. Nous travaillons sur la partenariat avec une psychologue de l’Atrium. Nous proposons de la musicothérapie et de la gym douce en partenariat avec le service troisième âge de la municipalité. On essaie de proposer des activités pour tous ».

Et Mathieu Rabarin, le directeur, d’insister : « le fait de changer de nom ne va seulement permettre d’améliorer notre image, et la faire coller avec les réels services et soins que nous apportons au quotidien à nos résidents, il va aussi nous permettre de concrétiser d’autres partenariats, avec l’objectif de toujours améliorer la qualité de vie dans les deux résidences ».

Du lien entre les résidents

Pour Eugène Seddi, résident depuis décembre 2009, victime d’un AVC en 2000, l’important est d’avoir quelqu’un sur qui compter 24h/24. Et même si sa santé ne lui permet pas de faire toutes les activités, il est très impliqué dans la vie de la résidence. Il a été désigné Président de la vie sociale. Un titre qui lui tient beaucoup à cœur. « Nous avons monté une chorale avec une résidence de Toulon, on a organisé une bourse aux vêtements. J’essaie d’établir du lien entre les résidents. Les premiers jours surtout. Car c’est pas facile les premiers jours ».

Si les premiers jours sont quelque peu difficiles, il semble que pour les résidents des deux établissements gérés par le CCAS de la Ville, tous les autres soient les plus heureux.

sylvette.pierron@la-seyne.fr

Plus d’infos : Internet : ccas.la-seyne.f

Les jours heureux